Webinaire 9 AVITEM : “Sécheresse en Méditerranée – Vers de nouvelles approches ?” (3/4)

Webinaire 9 AVITEM : “Sécheresse en Méditerranée – Vers de nouvelles approches ?” (3/4)

Webinaire 9 AVITEM : “Sécheresse en Méditerranée – Vers de nouvelles approches ?” (3/4) 1497 1058 Mediterranean Urban Planners Network

Dans la continuité de ce que nous vous avons présenté jeudi dernier, nous avons le plaisir de vous communiquer la suite des propos échangés lors du 8° webinaire de l’AVITEM qui s’est tenu le 20 avril dernier et dédié à la thématique :

« Sécheresse en Méditerranée – Vers de nouvelles approches ? »

Nous précisons qu’il vous est possible de retrouver l’intégralité des échanges de ce webinaire (des précédents et des suivants) sur la chaine You Tube du Réseau des Aménageurs de la Méditerranée. Le webinaire du 20 avril est à retrouver en suivant ce lien :

https://www.youtube.com/watch?v=6ykEbIMhWbY&t=3163s

Pour prolonger la réflexion, l’AVITEM a accueilli en tant que troisième intervenante de cette session Mme Marielle Montginoul, Directrice de recherche en économie à l’UMR G-Eau (Montpellier) et Présidente du Conseil scientifique du Comité de bassin Rhône Méditerranée.

Voici un extrait de son intervention :

« La question est de déterminer d’un point de vue théorique les solutions face au manque d’eau. Deux possibilités se confrontent : soit augmenter la ressource, soit diminuer la demande.

L’entre deux est la limitation des pertes en eau, notamment par la rénovation des réseaux d’eau potable ou de l’eau d’irrigation. Une meilleure connaissance des consommations, grâce à l’installation de compteurs, permet aussi de détecter ces fuites. Les forages individuels (notamment ceux des ménages) ne sont pas souvent équipés encore de compteurs, même si c’est obligatoire en France. Pourtant, leur généralisation ainsi que la mise en place de compteurs télérelevés permettraient de mieux gérer la ressource.

En effet, les compteurs à télérelève permettent une observation plus fine des prélèvements et de ce fait de mieux anticiper les prélèvements agricoles à venir, les agriculteurs apportant de l’eau à des pas de temps réguliers, relativement aisément identifiables, quand on connaît la date de la première irrigation. Cette connaissance s’avère particulièrement utile pour déterminer quand les barrages doivent procéder à des lâchers d’eau, et éviter ainsi de faire baisser excessivement le niveau des rivières. En effet, il y a un décalage parfois jusqu’à plusieurs jours sur une rivière entre ces lâchers et l’endroit où l’agriculteur prélève et a besoin d’eau.

Ces compteurs sont donc intéressants pour les gestionnaires. Mais le sont-ils pour les usagers ? Et ces usagers, quand ils en disposent, utilisent-ils le service, qui leur permet de mieux connaître leur consommation et de paramétrer des alertes pour détecter des fuites ? Certains travaux menés par des psychologues mettent en lumière trois étapes dans l’adoption de la technologie de la télérelève. En premier lieu, l’information : pour utiliser le compteur, il faut déjà savoir qu’il y en a un. Dans une zone en périphérie de Montpellier, tout un système a été installé auprès de 23 000 abonnés et une enquête a révélé que très peu d’entre eux le savaient. »

Vous pouvez retrouver la suite de son intervention en intégralité en suivant ce lien.