{"id":7167,"date":"2021-10-07T17:49:48","date_gmt":"2021-10-07T15:49:48","guid":{"rendered":"https:\/\/amenageurs-med.org\/?p=7167"},"modified":"2021-10-07T17:49:48","modified_gmt":"2021-10-07T15:49:48","slug":"webinaire-4-le-low-tech-resilience-urbaine-et-solutions-innovantes-avitem-4-10","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/amenageurs-med.org\/en\/2021\/10\/07\/webinaire-4-le-low-tech-resilience-urbaine-et-solutions-innovantes-avitem-4-10\/","title":{"rendered":"Webinaire 4\u00a0: Le low tech, r\u00e9silience urbaine et solutions innovantes &#8211; AViTeM (4\/10)"},"content":{"rendered":"<p>[vc_row][vc_column][vc_column_text]Nous poursuivons la mise en ligne des interventions des orateurs du dernier webinaire, consacr\u00e9 au low tech en M\u00e9diterran\u00e9e.<\/p>\n<p><em>Pour m\u00e9moire, le webinaire du 1er juillet est le dernier d\u2019une s\u00e9rie de quatre, destin\u00e9s \u00e0 traiter de la raret\u00e9 de ressources de M\u00e9diterran\u00e9e, mais aussi des solutions, traditionnelles comme innovantes, qui s\u2019appliquent \u00e0 la recherche, \u00e0 la conservation et \u00e0 une gestion optimis\u00e9e de celles-ci. <\/em><\/p>\n<p>Voici la troisi\u00e8me et derni\u00e8re intervention de la premi\u00e8re session, celle des experts m\u00e9diterran\u00e9ens :<\/p>\n<p><strong>Intervention de Marjolaine Bert : Fondatrice et pr\u00e9sidente de l\u2019association EKO! et du projet \u00ab <em>Low-tech with Refugees<\/em> \u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Bonjour \u00e0 tous les pan\u00e9listes, \u00e0 vous, Mr l\u2019Ambassadeur, et puis \u00e0 l\u2019ensemble des participants. Merci \u00e0 l\u2019AVITEM et merci \u00e0 vous Mr Massis pour cette invitation.<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait vraiment tr\u00e8s \u00e9clairant les \u00e9changes qu\u2019on a pu avoir jusqu\u2019\u00e0 maintenant avec les pr\u00e9sentations de MM Lardic et Auzet, \u00e0 la fois pour pr\u00e9senter ce qu\u2019est la low-tech et ce que cela peut impliquer en termes de transition au niveau des territoires et de la politique locale, ainsi qu\u2019\u00e0 travers des exemples plus concret de low-tech. En cons\u00e9quence, je vais sauter ces \u00e9tapes de pr\u00e9sentation habituelle pour m\u2019attarder sur l\u2019action que le projet \u00ab\u00a0<em>Low-tech with Refugees<\/em>\u00a0\u00bb peut avoir aupr\u00e8s des publics exil\u00e9s, mais pas uniquement, puisque l\u2019on travaille aussi avec les habitants locaux, et avec un panel assez large d\u2019acteurs dans le cadre de notre activit\u00e9. Je vais aussi vous partager les retours d\u2019exp\u00e9rience que nous tirons de cette activit\u00e9, en termes d\u2019impl\u00e9mentation sur le terrain de ces syst\u00e8mes low-tech, avec une volont\u00e9 affirm\u00e9e d\u2019en d\u00e9ployer certains sur des territoires particuliers de la M\u00e9diterran\u00e9e.<\/p>\n<p>Je vais passer rapidement sur ces points (diapo page 2). Pour r\u00e9sumer, il y a trois \u00e9l\u00e9ments d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9s pour d\u00e9finir une d\u00e9marche low-tech :<\/p>\n<ul>\n<li>premi\u00e8rement son utilit\u00e9, c&#8217;est-\u00e0-dire le fait qu\u2019elle r\u00e9ponde \u00e0 des besoins concrets et essentiels. Cela dit, on se rend compte en fait que plus qu\u2019\u00e0 des besoins purement physiologiques, on va aborder des probl\u00e9matiques beaucoup plus profondes, qui restent physiologiques en partie sur l\u2019aspect humain mais aussi concernant des enjeux plus globaux, tels que les besoins de transition et de changement soci\u00e9taux\u00a0;<\/li>\n<li>deuxi\u00e8mement son accessibilit\u00e9, \u00e0 la fois d\u2019un point de vue du co\u00fbt et du savoir-faire. Le fait que la technologie soit simple et peu co\u00fbteuse la rend beaucoup plus accessible, et cela, tant en ce qui concerne les individus, que pour des politiques territoriales, des organismes\/associations humanitaires, etc\u00a0;<\/li>\n<li>troisi\u00e8mement sa durabilit\u00e9, c\u2019est \u00e0 dire le fait que ces syst\u00e8mes soient r\u00e9parables, soient robustes, soient fabriqu\u00e9s avec des mat\u00e9riaux locaux, qu\u2019ils soient issus de la r\u00e9cup\u00e9ration, qu\u2019ils soient biosourc\u00e9s, que ce soient des solutions techniques peu \u00e9nergivores et peu polluantes.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Nous sommes donc sur une approche vraiment globale en termes d\u2019empreinte environnementale, qui fait coh\u00e9rence car c\u2019est une approche syst\u00e9mique qui permet de croiser des enjeux \u00e9conomiques, sociaux, environnementaux.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui avec le projet \u00ab <em>Low-tech et r\u00e9fugi\u00e9s<\/em> \u00bb, nous agissons dans le cadre de trois contextes diff\u00e9rents en M\u00e9diterran\u00e9e et qui sont des lieux phares des migrations. Le premier lieu c\u2019est Lesbos, l\u2019\u00eele qui accueille le plus grand camp de r\u00e9fugi\u00e9s de l\u2019Union Europ\u00e9enne \u00e0 ce jour, \u00e0 la fronti\u00e8re entre la Gr\u00e8ce et la Turquie, o\u00f9 j\u2019ai lanc\u00e9 ce programme depuis janvier 2018. Ensuite, il y a Brian\u00e7on, qui est un lieu de passage \u00e0 la fronti\u00e8re franco-italienne tr\u00e8s fr\u00e9quent\u00e9 par les exil\u00e9s qui franchissent la montagne. Auparavant, ils traversaient la vall\u00e9e de la Roya, mais d\u00e9sormais ils passent par des montagnes plus escarp\u00e9es et plus dangereuses, sur les hauteurs de la r\u00e9gion Sud. Et puis le troisi\u00e8me lieu c\u2019est Marseille, en tant que ville d\u2019accueil.<\/p>\n<p>Dans chacun de ces trois contextes, sur chacun de ces trois territoires, les besoins des populations exil\u00e9es sont vraiment diff\u00e9rents. Cela tient aux conditions climatiques, \u00e0 la densit\u00e9 de la probl\u00e9matique migratoire, \u00e0 l\u2019accueil plus ou moins effectif, enfin, \u00e0 la pr\u00e9sence d\u2019acteurs qui peuvent contribuer \u00e0 changer le cadre du tout au tout. D\u2019ailleurs, \u00e0 ce sujet, ayant d\u00e9ploy\u00e9 le programme sur ces trois territoires, j\u2019ai vraiment pu exp\u00e9rimenter ce que veut dire adapter une solution et ne pas se contenter d\u2019appliquer des solutions toutes faites ou \u00ab\u00a0cl\u00e9 en main\u00a0\u00bb, comme cela a \u00e9t\u00e9 dit en introduction. Il est fondamental d\u2019\u00eatre dans l\u2019adaptation des syst\u00e8mes et des solutions \u00e0 ces diff\u00e9rents contextes, et cela, toujours suivant un principe de subsidiarit\u00e9, c\u2019est \u00e0 dire au plus proche des besoins et des utilisateurs, mais en conservant les m\u00eames principes, pour construire une d\u00e9marche low-tech qui reste stable.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui l\u2019objectif de \u00ab\u00a0<em>Low-tech et R\u00e9fugi\u00e9s<\/em>\u00a0\u00bb consiste \u00e0 renforcer la r\u00e9silience ainsi que l\u2019autonomie individuelle et collective gr\u00e2ce \u00e0 la low-tech. Pour ce faire, nous avons diff\u00e9rents mod\u00e8les d\u2019intervention. Nous organisons, par exemple, des ateliers de d\u00e9couverte des syst\u00e8mes low-tech sur des sujets extr\u00eamement vari\u00e9s. Je ne vais pas reprendre les exemples cit\u00e9s par Mr Auzet de micro-hydro\u00e9lectricit\u00e9 int\u00e9gr\u00e9e, d\u2019\u00e9oliennes faites maison, etc car tout cela montre bien qu\u2019il y a une panoplie de low-tech existantes ou encore \u00e0 inventer, \u00e0 explorer ainsi que de savoir-faire \u00e0 partager. Nous mettons en place des formations professionnalisantes parce que les low-tech proposent aussi une opportunit\u00e9 d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer la transition des personnes. Celles-ci mettent en avant des savoir-faire manuels et \u00e9cologiques notamment qui s\u2019int\u00e8grent parfaitement avec les enjeux des nouvelles \u00e9conomies. Nous proposons donc un accompagnement \u00e0 l\u2019insertion.<\/p>\n<p>Nous avons des low-tech <em>Maker<\/em> <em>Space<\/em> qui sont en fait des ateliers partag\u00e9s, ouverts, solidaires et inclusifs. Nous sommes d\u2019ailleurs en train d\u2019ouvrir \u00e0 Marseille le plus grand <em>Maker<\/em> <em>Space<\/em> d\u2019Europe, dans le 3\u00e8me arrondissement, dans un QPV (quartier prioritaire de la ville), au sein d\u2019un b\u00e2timent qui est mis \u00e0 notre disposition par Eurom\u00e9diterran\u00e9e et qui devrait ouvrir dans le courant de l\u2019ann\u00e9e. Ce sera un lieu d\u2019inspiration, de rencontres autour de ces sujets-l\u00e0, et qui sera aussi fortement ancr\u00e9 sur le territoire marseillais et m\u00e9diterran\u00e9en.<\/p>\n<p>On intervient aussi en appui \u00e0 d\u2019autres acteurs des territoires en apportant les savoir-faire technologiques \u00e0 des acteurs de la solidarit\u00e9 pour r\u00e9aliser des \u00e9conomies d\u2019\u00e9nergies par exemple. Inversement, on va aussi int\u00e9grer des personnes issues de la migration dans des espaces qui sont g\u00e9n\u00e9ralement plut\u00f4t d\u00e9di\u00e9s \u00e0 des sujets d\u2019\u00e9cologie \u00e0 destination de publics plus conventionnels. En fait, on fait le pont entre les th\u00e9matiques sociales et environnementales. Il faut aussi dire qu\u2019il nous arrive de diffuser \u00e0 grande \u00e9chelle quelques syst\u00e8mes low-tech que nous trouvons particuli\u00e8rement pertinents. \u00c0 Lesbos par exemple, on a pu diffuser \u00e0 grande \u00e9chelle des solutions de cuisson particuli\u00e8rement \u00e9conomes en bois, des matelas isolants pour les tentes \u00e0 partir de gilets de sauvetage, des batteries externes de recharge de t\u00e9l\u00e9phones portables pour pallier aux difficult\u00e9s d\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019\u00e9lectricit\u00e9. Nous avons aussi utilis\u00e9 ce syst\u00e8me \u00e0 Brian\u00e7on, ce qui montre bien qu\u2019il y a certains syst\u00e8mes que l\u2019on peut r\u00e9utiliser dans diff\u00e9rents contextes parce qu\u2019ils font sens sur plusieurs territoires. Toutefois, l\u2019approche peut se r\u00e9v\u00e9ler tr\u00e8s diff\u00e9rente et les syst\u00e8mes low-tech doivent, de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, \u00eatre adapt\u00e9s en fonction des territoires.<\/p>\n<p>Ce que je voudrais partager avec vous de cette exp\u00e9rience que nous menons \u00e0 une \u00e9chelle relativement modeste puisque nous restons une petite ONG, c\u2019est d\u2019abord que nous inspirons aujourd\u2019hui des acteurs bien plus importants du secteur de la solidarit\u00e9 internationale qui souhaitent pouvoir dupliquer notre approche sur des \u00e9chelles plus vastes. En second lieu, c\u2019est le fait qu\u2019alors que le territoire m\u00e9diterran\u00e9en est fortement marqu\u00e9 par l\u2019enjeu migratoire, et que nous y avons vu, non pas un poids, mais une opportunit\u00e9 de rencontre \u00e0 travers la low-tech en bravant les fronti\u00e8res linguistique, culturelle, religieuse dans le faire ensemble. Les personnes exil\u00e9es qui participent \u00e0 nos activit\u00e9s dans nos <em>Maker Space<\/em>, dans nos ateliers partag\u00e9s, apportent des comp\u00e9tences, des savoir-faire qui sont extr\u00eamement int\u00e9ressants.<\/p>\n<p>Julien, vous avez tout \u00e0 l\u2019heure partag\u00e9 les r\u00e9sultats du questionnaire o\u00f9 finalement une majorit\u00e9 de personnes pensait que la low-tech consistait \u00e0 aller puiser dans le pass\u00e9.\u00a0 C\u2019est bel et bien le cas dans le sens o\u00f9 l\u2019on s\u2019appuie sur des savoir-faire traditionnels, anciens qui sont issus d\u2019une diversit\u00e9 culturelle et g\u00e9ographique. Toutefois, cette d\u00e9marche s\u2019appuie aussi sur de l\u2019innovation, sur des mat\u00e9riaux nouveaux que l\u2019on ne trouvait pas jadis. En fait, on valorise la compl\u00e9mentarit\u00e9 entre diff\u00e9rents savoir-faire, ancestraux d\u2019une part, nouveaux d\u2019autre part. Les productions qui sortent aujourd\u2019hui de nos ateliers n\u2019ont rien d\u2019ancien car on ne reproduit pas \u00e0 l\u2019identique des savoir-faire ancestraux, on s\u2019inspire de ces savoirs traditionnels. Ces savoirs ont souvent \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9s sous contrainte de ressources, ce qui fait qu\u2019ils sont particuli\u00e8rement r\u00e9silients et adapt\u00e9s \u00e0 leur territoire.<\/p>\n<p>On puise dans ces savoir-faire, dans cette histoire, mais nous avons aujourd\u2019hui des ressources en termes de mat\u00e9riaux et de comp\u00e9tences qui sont bien diff\u00e9rentes, et cela se d\u00e9termine bien s\u00fbr en fonction des besoins. Par exemple, j\u2019\u00e9tais loin de penser que l\u2019un des principaux besoins que l\u2019on rencontrerait au sein du low-tech <em>Maker Space<\/em> de Lesbos serait la r\u00e9paration de t\u00e9l\u00e9phones portables. Cela, parce que dans ma compr\u00e9hension des besoins physiologiques primaires, j&#8217;identifiais l\u2019eau, l\u2019alimentation et l\u2019habitat en haut de la pyramide. Alors que dans la r\u00e9alit\u00e9 du terrain, on a pu se rendre compte que les besoins premiers \u00e9taient plut\u00f4t des besoins de communication, d\u2019acc\u00e8s \u00e0 des traducteurs automatiques en ligne, d\u2019\u00e9change avec la famille, d\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information pour pouvoir se d\u00e9brouiller au sein du camp. Au final, les t\u00e9l\u00e9phones portables et l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019\u00e9nergie sont des priorit\u00e9s imm\u00e9diates. Le fait de laisser de l\u2019espace \u00e0 la libre r\u00e9silience dans le partage, l\u2019appui, l\u2019accompagnement, l\u2019outillage, etc, permet d\u2019\u00eatre au plus juste dans l\u2019identification des besoins et de faire \u00e9merger des innovations en ad\u00e9quation totale avec ces besoins.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, on a des poubelles qui sont incroyablement riches, on innove beaucoup plus \u00e0 partir de mat\u00e9riaux issus de la r\u00e9cup\u00e9ration qu\u2019avec des mat\u00e9riaux biosourc\u00e9s, et cela notamment dans les espaces urbains. Nos poubelles regorgent de richesses, et symboliquement, de la m\u00eame mani\u00e8re que l\u2019on peut voir dans ces d\u00e9chets une richesse, je pense que l\u2019on peut faire un parall\u00e8le symbolique avec les personnes qui sont exclues de la soci\u00e9t\u00e9 et qui semblent \u00eatre une charge pour celle-ci. Ainsi on peut voir en elle l\u2019\u00e9nergie, la disponibilit\u00e9, les comp\u00e9tences, parce qu\u2019elles ont un sens de la d\u00e9brouillardise, de la valorisation qui est crucial au sein de l\u2019\u00e9conomie informelle o\u00f9 on privil\u00e9gie grandement le sens de la cr\u00e9ativit\u00e9 manuelle, l\u2019esprit de r\u00e9paration, le fait d\u2019utiliser chaque petit mat\u00e9riau. Toutes ces capacit\u00e9s ont en fait une valeur extr\u00eamement importante dans notre soci\u00e9t\u00e9, pour la simple et bonne raison que c\u2019est quelque chose que l\u2019on d\u00e9couvre, parce que nous n\u2019avons pas nourri ces comp\u00e9tences-l\u00e0 depuis la petite enfance au sein de nos syst\u00e8mes scolaires, etc. Par cons\u00e9quent, il me para\u00eet \u00e9vident que nous avons beaucoup \u00e0 gagner \u00e0 int\u00e9grer ces intelligences au sein de nos r\u00e9flexions et de notre innovation.<\/p>\n<p>Je vous remercie pour votre attention, et bien s\u00fbr je vais essayer de rester au maximum aujourd\u2019hui pour \u00e9couter la suite des \u00e9changes. Par ailleurs je reste \u00e0 l\u2019\u00e9coute et disponible pour \u00e9changer par la suite, avec notamment des personnes du territoire marseillais, puisque je pense que l\u2019on a beaucoup \u00e0 imaginer et \u00e0 construire ensemble.<\/p>\n<p><strong>Pierre Massis : Mod\u00e9rateur <\/strong><\/p>\n<p>Merci beaucoup Marjolaine ! Tr\u00e8s belle \u00e9nergie. Ce que je retiens dans l\u2019\u00e9change, c\u2019est ce retour au low-tech, bien s\u00fbr vous l\u2019avez pr\u00e9cis\u00e9 il ne s\u2019agit pas de faire comme avant, mais le fait de revenir vers des solutions fondamentales, basiques, cela s\u2019explique par l\u2019urgence de la situation, par la probl\u00e9matique des ressources contraintes. Mr Auzet nous t\u00e9moignait plus t\u00f4t du fait qu\u2019on a plein de solutions pour faire mieux, en valorisant la proximit\u00e9, en valorisant la disponibilit\u00e9, en valorisant l\u2019intelligence collective, et Mr Lardic nous disait lui qu\u2019il est maintenant urgent de faire quelque chose. On se rend bien compte qu\u2019on le veuille ou non, qu\u2019on est oblig\u00e9 de penser low-tech aujourd\u2019hui, pas seulement pour des raisons financi\u00e8res, mais aussi pour des raisons d\u2019int\u00e9gration, des raisons de savoir-\u00eatre ensemble, des raisons de comp\u00e9tences partag\u00e9es, et encore une fois d\u2019intelligence collective.<\/p>\n<p><strong>Marjolaine Bert : Fondatrice et pr\u00e9sidente de l\u2019association EKO! et du projet \u00ab <em>Low-tech with Refugees <\/em>\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Je pense que l\u2019on est dans une soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 tout est interd\u00e9pendant, y compris en ce qui concerne les enjeux, et on ne peut pas d\u00e9corr\u00e9ler les probl\u00e9matiques migratoires, des probl\u00e9matiques environnementales. Aujourd\u2019hui, la connaissance qu\u2019on a des motivations au d\u00e9part, qui peuvent \u00eatre li\u00e9es \u00e0 des tensions d\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019\u00e9nergie fossile en Am\u00e9rique centrale, ou \u00e0 la d\u00e9sertification au Sahel, \u00e0 la d\u00e9mographie, etc, font que l\u2019on ne peut pas \u00eatre dans un \u00ab\u00a0<em>interventionnisme de pansement<\/em>\u00a0\u00bb. L\u2019humanitaire d\u2019urgence qui a pour objet premier de traiter le probl\u00e8me au plus rapidement en fournissant une couverture, des tentes etc, est certes n\u00e9cessaire. Mais quand on est confront\u00e9 \u00e0 des probl\u00e9matiques qui s\u2019\u00e9talent dans le temps comme c\u2019est le cas dans les camps de r\u00e9fugi\u00e9s, ou de personnes qui dorment dans la rue \u00e0 Marseille pendant des ann\u00e9es, je pense qu&#8217;il est essentiel d\u2019avoir cette approche syst\u00e9mique, coh\u00e9rente, et globale. Elle doit int\u00e9grer la diversit\u00e9 de ces enjeux soci\u00e9taux au sein de l\u2019action, qu\u2019elle soit men\u00e9e par des politiques, par le monde associatif, qu\u2019importe. Il faut que cette approche soit syst\u00e9matis\u00e9e.<\/p>\n<p>Pour prendre connaissance de la pr\u00e9sentation de Marjolaine Bert, <a href=\"https:\/\/amenageurs-med.org\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/1.3-Presentation-EKO_ConfAVITEM.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">c&#8217;est par ici<\/a>[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text][\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text][\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[vc_row][vc_column][vc_column_text]Nous poursuivons la mise en ligne des interventions des orateurs du dernier webinaire, consacr\u00e9 au low tech en M\u00e9diterran\u00e9e. Pour m\u00e9moire, le webinaire du 1er juillet est le dernier d\u2019une s\u00e9rie de quatre, destin\u00e9s \u00e0 traiter de la raret\u00e9 de ressources de M\u00e9diterran\u00e9e, mais aussi des solutions, traditionnelles comme innovantes, qui s\u2019appliquent \u00e0 la recherche, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":7169,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[67],"tags":[],"translation":{"provider":"WPGlobus","version":"2.8.11","language":"en","enabled_languages":["fr","en"],"languages":{"fr":{"title":true,"content":true,"excerpt":false},"en":{"title":false,"content":false,"excerpt":false}}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/amenageurs-med.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7167"}],"collection":[{"href":"https:\/\/amenageurs-med.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/amenageurs-med.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/amenageurs-med.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/amenageurs-med.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7167"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/amenageurs-med.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7167\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7171,"href":"https:\/\/amenageurs-med.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7167\/revisions\/7171"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/amenageurs-med.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7169"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/amenageurs-med.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7167"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/amenageurs-med.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7167"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/amenageurs-med.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7167"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}