{"id":6784,"date":"2021-05-20T17:29:38","date_gmt":"2021-05-20T15:29:38","guid":{"rendered":"https:\/\/amenageurs-med.org\/?p=6784"},"modified":"2021-06-11T09:48:08","modified_gmt":"2021-06-11T07:48:08","slug":"webinaire-avitem-leau-en-mediterranee-resilience-urbaine-et-solutions-innovantes-9-13","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/amenageurs-med.org\/en\/2021\/05\/20\/webinaire-avitem-leau-en-mediterranee-resilience-urbaine-et-solutions-innovantes-9-13\/","title":{"rendered":"Webinaire AVITEM\u00a0: l\u2019eau en M\u00e9diterran\u00e9e, r\u00e9silience urbaine et solutions innovantes &#8211; Minist\u00e8res, France Ville Durable (9\/13)"},"content":{"rendered":"<p>[vc_row][vc_column][vc_column_text]Nous abordons aujourd&#8217;hui la premi\u00e8re pr\u00e9sentation de la troisi\u00e8me et derni\u00e8re session du webinaire. Cette partie vise \u00e0 discuter et pr\u00e9senter les solutions innovantes qui se sont fait jour et valoriser les savoir-faire des partenaires des deux rives de la M\u00e9diterran\u00e9e. L&#8217;approche transversale de Bruno Bessis introduit cette partie.<\/p>\n<p><em>Pour m\u00e9moire, le webinaire du 8 avril est le premier <span style=\"font-family: inherit; font-size: inherit; font-variant-ligatures: inherit; font-variant-caps: inherit; font-weight: inherit;\">d\u2019une s\u00e9rie de trois, destin\u00e9s \u00e0 traiter de la raret\u00e9 de ressources embl\u00e9matiques de la M\u00e9diterran\u00e9e, mais aussi des solutions, traditionnelles comme innovantes, qui s\u2019appliquent \u00e0 la recherche, \u00e0 la conservation et \u00e0 une gestion optimis\u00e9e de celles-ci. Les trois ressources que l\u2019AVITEM a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019examiner sont l\u2019eau, l\u2019\u00e9nergie et les d\u00e9chets.<\/span><\/em><\/p>\n<p><strong>Intervention de Bruno Bessis : Minist\u00e8re de la Transition \u00e9cologique, Minist\u00e8re de la Coh\u00e9sion des Territoires, France Ville Durable<\/strong><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Bonjour \u00e0 tous et \u00e0 toutes, merci \u00e0 l\u2019AVITEM pour cette invitation. Je suis Conseiller ville durable et international au Minist\u00e8re de la Transition \u00e9cologique et au Minist\u00e8re de la Coh\u00e9sion des Territoires et des Relations avec les collectivit\u00e9s territoriales et donc \u00e9videmment je suis ravi d\u2019\u00e9changer avec les collectivit\u00e9s territoriales. Vous le voyez je repr\u00e9sente deux Minist\u00e8res et je suis \u00e9galement porte-parole de l\u2019association France Ville Durable, une association qui associe et fait collaborer acteurs publics et priv\u00e9s de la ville durable. En tant que repr\u00e9sentant et \u00ab\u00a0messager\u00a0\u00bb de ces deux minist\u00e8res ainsi qu\u2019en tant que porte-parole de France Ville Durable, il y a une question que je dois poser. Pourquoi faire de l\u2019innovation ? Cette question en introduit de nombreuses autres.<\/p>\n<p>Faut-il engager des politiques publiques en faveur de l\u2019innovation ? Quelles sont les finalit\u00e9s d\u2019une innovation ? Est ce qu\u2019il faut financer ou co-financer une innovation ? R\u00e9pondre \u00e0 ces questions demande du recul, de la hauteur et c\u2019est d\u2019ailleurs mon r\u00f4le avec cette \u00e9tiquette minist\u00e9rielle. En prenant ce recul je ne peux qu\u2019arriver au sujet de la ville et des territoires durables, car le gouvernement fran\u00e7ais n\u2019est pas le seul, de nombreux gouvernements aujourd\u2019hui sont engag\u00e9s fortement sur la promotion de la ville et des territoires durables. Cela fait maintenant une dizaine d\u2019ann\u00e9es que les gouvernements fran\u00e7ais qui se sont succ\u00e9d\u00e9 se sont fortement engag\u00e9s sur le sujet et nous avons aujourd\u2019hui atteint un stade o\u00f9 le gouvernement formalise ce sujet et essaye de d\u00e9finir ce qui fait une ville et un territoire durables en s\u2019appuyant sur 4 d\u00e9fis.<\/p>\n<ul>\n<li>Le 1er d\u00e9fi c\u2019est de consid\u00e9rer que les villes et les territoires sont durables lorsqu\u2019ils sont r\u00e9silients, c\u2019est \u00e0 dire lorsqu\u2019ils sont en mesure de faire face et de rebondir face aux crises qu&#8217;elles soient de nature sanitaire, climatique, sociale, etc.<\/li>\n<li>Le 2\u00e8me d\u00e9fi est la sobri\u00e9t\u00e9 car pour \u00eatre durable les villes et territoires doivent \u00eatre sobres. Il s\u2019agit en fait de pr\u00e9server nos ressources naturelles, nos mat\u00e9riaux, nos terres naturelles. Car \u00e0 l\u2019heure actuelle, chaque ann\u00e9e le tristement c\u00e9l\u00e8bre \u00ab\u00a0<em>Jour du d\u00e9passement\u00a0<\/em>\u00bb, le jour \u00e0 partir duquel l\u2019humanit\u00e9 est suppos\u00e9e avoir consomm\u00e9 l\u2019ensemble des ressources que la plan\u00e8te est capable de r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer en un an, a lieu de plus en plus t\u00f4t.<\/li>\n<li>Le 3\u00e8me d\u00e9fi pour des villes et des territoires durables est centr\u00e9 sur l\u2019inclusivit\u00e9 des solutions. Il faut avoir des villes et des territoires durables inclusifs, car cela signifie ne pas exclure une population ou une cat\u00e9gorie sociale mais bien int\u00e9grer l\u2019ensemble des populations, des cultures, des histoires dans une dynamique commune.<\/li>\n<li>Le 4\u00e8me d\u00e9fi c\u2019est une ville productive ou une ville cr\u00e9ative, ce d\u00e9fi concerne donc essentiellement la d\u00e9fense de l\u2019emploi, des fili\u00e8res, de la culture, de l\u2019histoire, et du patrimoine.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces 4 d\u00e9fis sont \u00e0 relever concomitamment car on ne peut pas faire de ville r\u00e9siliente sans s\u2019int\u00e9resser \u00e0 la sobri\u00e9t\u00e9 par exemple\u00a0; et c\u2019est en partant de ces 4 d\u00e9fis qu\u2019il convient de se demander comment on en arrive au besoin d\u2019innover.<\/p>\n<p><strong><em>Quelle est la place de l\u2019innovation pour ces villes et ces territoires durables ?<\/em><\/strong> La r\u00e9ponse \u00e0 cette question commence une nouvelle fois par un constat. Et ce constat est tr\u00e8s n\u00e9gatif voire alarmant avec le changement climatique dont on parlait en d\u00e9but de matin\u00e9e et les crises qui se succ\u00e8dent, qu\u2019elles soient sanitaires, sociales ou climatiques. Hier j\u2019entendais aux informations que la R\u00e9gion Sud-Provence \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 en \u00e9tat de s\u00e9cheresse \u00e0 la mi-avril, ce qui est \u00e9videmment catastrophique. Pour continuer \u00e0 illustrer notre propos, j\u2019habite en r\u00e9gion parisienne, et avant l\u2019hiver, une information un peu inhabituelle pr\u00e9cisait que nous risquions d\u2019avoir une p\u00e9nurie d\u2019\u00e9lectricit\u00e9, qui pouvait induire des coupures de courant. En bons Parisiens, des coupures de courant nous semblaient impossibles dans notre ville. Mais finalement, il y a bien eu des coupures de courant en raison du pic de froid notamment. Pour revenir au constat du changement climatique et aux implications qu\u2019il induit, le GIEC nous r\u00e9p\u00e8te qu\u2019il faudrait r\u00e9duire nos \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre alors que nous arrivons \u00e0 peine \u00e0 les maintenir sans les augmenter\u2026.<\/p>\n<ul>\n<li>Est-ce que cela signifie que tout ce qu\u2019on a entrepris ne sert \u00e0 rien ou encore qu\u2019on n\u2019ait pas pris les bonnes mesures ? En r\u00e9alit\u00e9, ce n\u2019est pas le cas \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019on arrive \u00e0 maintenir le niveau d\u2019\u00e9missions alors m\u00eame que la consommation continue \u00e0 augmenter. Cela signifie bien que les mesures prises ont un effet certain, mais non encore suffisant, puisque maintenir le niveau d\u2019\u00e9missions ne suffit pas,\u00a0et qu\u2019il est maintenant indispensable de r\u00e9ellement s\u2019engager pour fortement le r\u00e9duire.<\/li>\n<li>Est-ce que c\u2019est la fin du monde -le collapsus- annonc\u00e9e pour dans 30 ans ? Peut-\u00eatre sans doute pas encore pour tout le monde, mais ce sera bien la fin d\u2019un monde pour certains. En effet, les experts pr\u00e9disent que dans 30 ans \u00e0 venir, 20% de la population mondiale subira pendant 20 jours dans l\u2019ann\u00e9e des conditions de vie l\u00e9tales. C&#8217;est-\u00e0-dire des temp\u00e9ratures excessives, des inondations, des s\u00e9cheresses, etc\u2026 Les populations qui seront touch\u00e9es par ces crises vont devoir se d\u00e9placer, migrer. \u00c9videmment, cela est \u00e0 l\u2019origine de graves crises pour les populations qui vont devoir \u00e9migrer, mais c\u2019est aussi une situation critique pour les territoires qui vont recevoir ces flux migratoires. Rappelons juste qu\u2019aujourd\u2019hui, les villes ne sont pas du tout organis\u00e9es pour accueillir ces populations.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong><em>Alors que faire ? <\/em><\/strong>D\u00e9j\u00e0, il faut aller au-del\u00e0 des savoir-faire traditionnels. Entendons-nous bien, je ne parle pas de savoir-faire traditionnel historique, les anciens faisaient du bio-climatique avant m\u00eame de le savoir. Je d\u00e9signe plut\u00f4t les modes de fonctionnement usuels et industriels, ces\u00a0\u00ab\u00a0<em>modes de faire<\/em>\u00a0\u00bb qui sont malheureusement devenus les savoir-faire\u00a0\u00ab\u00a0<em>traditionnels<\/em>\u00a0\u00bb de nos entreprises, de nos collectivit\u00e9s\u2026 Le probl\u00e8me, c\u2019est qu\u2019aujourd\u2019hui, on constate, lorsqu\u2019on travaille sur un projet d\u2019am\u00e9nagement, que ce sont ces modes de faire usuels -qui ne font qu\u2019aggraver la situation- qui restent pr\u00e9dominants, et qu\u2019il est urgent de d\u00e9passer ces fa\u00e7ons de faire. Pour cela, nous devons concevoir et adopter de nouveaux outils, de nouvelles m\u00e9thodes, de nouvelles organisations et de nouvelles technologies.<\/p>\n<p>Et c\u2019est \u00e0 partir de l\u00e0 que l\u2019on peut commencer \u00e0 parler d\u2019innovation. Il ne s\u2019agit pas uniquement d\u2019innovation technologique, mais d\u2019innovation sous toutes ses formes, par les outils, par la m\u00e9thode, ou comme Mme Bouali et Pierre le signalaient, en termes de gouvernance. On peut ainsi innover en mati\u00e8re de gouvernance, en mettant en \u0153uvre chez soi ce qui est d\u00e9j\u00e0 fait \u00e0 l\u2019autre bout du monde. Pour rester concis, il y a de nombreux chemins qui permettent d\u2019innover.<\/p>\n<p>Nous avons dit que les 4 d\u00e9fis cit\u00e9s pr\u00e9c\u00e9demment ne seront pas relev\u00e9s sans faire appel \u00e0 l\u2019innovation. Toutefois ce qui est crucial, c\u2019est la nature sp\u00e9cifique de ces innovations, qui doivent r\u00e9pondre aux besoins r\u00e9els des territoires. L\u2019objectif n\u2019est pas de cr\u00e9er un besoin mais bien de promouvoir des innovations adapt\u00e9es, aptes \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 ces besoins. Citons par exemple la question de la 5G. Ce sujet est aujourd\u2019hui \u00e0 l\u2019origine d\u2019un d\u00e9bat important en France et la question qui peut se poser porte sur le fait d\u2019aboutir finalement \u00e0 cr\u00e9er de nouveaux besoins avec les nouvelles technologies. Ce n\u2019est pas le sujet du jour, mais cela soul\u00e8ve un point essentiel, quand on soutient des innovations, c\u2019est la prise de recul sur ce qui est soutenu et sur son utilit\u00e9.<\/p>\n<p><strong><em>Quels sont les freins qui limitent le d\u00e9ploiement des innovations ?<\/em><\/strong> France Ville Durable a r\u00e9alis\u00e9 un travail sur ce sujet et les conclusions de cette \u00e9tude nous apportent de pr\u00e9cieuses informations, notamment en ce qui concerne les limites, les freins qui, au final, ne permettent pas l\u2019acc\u00e8s aux innovations\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>un premier frein identifi\u00e9 porte sur les habitudes, car le changement n\u2019est pas souvent le bienvenu. Un peu plus t\u00f4t, j\u2019\u00e9voquais les \u00ab\u00a0<em>modes de faire usuels<\/em>\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire mener par exemple une r\u00e9flexion avec les grandes entreprises du secteur du b\u00e2timent sur les m\u00e9thodes alternatives, en utilisant peu ou pas de b\u00e9ton, g\u00e9rer cette nouvelle complexit\u00e9. Je prends l\u2019exemple des entreprises, mais je pourrais aussi bien citer les collectivit\u00e9s territoriales et bien s\u00fbr l\u2019Etat. Expliquer \u00e0 l\u2019Etat qu\u2019il faut travailler autrement ce n\u2019est pas simple\u00a0;<\/li>\n<li>le second frein concerne les proc\u00e9dures \u00e0 faire \u00e9voluer, notamment du point de vue l\u00e9gislatif et r\u00e9glementaire. Certaines d\u2019entre elles ne facilitent ni la mise en place ni la circulation de l\u2019innovation. Car ces textes r\u00e9clament parfois des avis techniques qui peuvent \u00eatre longs et tr\u00e8s co\u00fbteux, ce qui est l\u00e0 aussi dommageable et am\u00e9liorable\u00a0;<\/li>\n<li>un troisi\u00e8me frein concerne l\u2019aspect financier. Il faut prendre en compte le surco\u00fbt initial de certaines innovations li\u00e9 au d\u00e9veloppement et \u00e0 la recherche et faire accepter que les innovations ne sont pas syst\u00e9matiquement plus co\u00fbteuses en termes bilantiel ;<\/li>\n<li>le 4\u00e8me frein renvoie \u00e0 la connaissance et la capacit\u00e9. Pour innover il faut d\u00e9j\u00e0 avoir connaissance de ces innovations, donc il faut des moyens pour les diffuser. Enfin, il faut trouver la capacit\u00e9 pour les mettre en \u0153uvre\u00a0;<\/li>\n<li>le 5\u00e8me et dernier frein concerne la diff\u00e9rence d\u2019\u00e9chelle de temps entre les acteurs. Pour une start-up qui lance une innovation, la r\u00e9ponse portant sur son financement, donc ses march\u00e9s, est attendue \u00e0 tr\u00e8s court terme. L\u2019agenda de la collectivit\u00e9 qui fait de l\u2019am\u00e9nagement n\u2019est pas du tout calqu\u00e9 sur cette \u00e9chelle de temps, et peut durer parfois 4, 5, 6, ou m\u00eame 7 ans. Ce d\u00e9calage n\u2019est pas envisageable pour une start-up.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Sans rentrer dans les d\u00e9tails, le Mnist\u00e8re et France Ville Durable mettent en \u0153uvre des actions pour essayer de lever ces freins, que je peux bien volontiers partager.<\/p>\n<p>Comment favoriser et accompagner le d\u00e9ploiement des innovations ? Il faut former, il faut convaincre afin de r\u00e9pondre \u00e0 ces collectivit\u00e9s qui sont \u00e0 la recherche de capacit\u00e9s et de connaissances. Il faut aussi changer notre vision et nos modes de consommation. Les modes de consommations concernent, nous l\u2019avons \u00e9voqu\u00e9 plus t\u00f4t, l\u2019utilisation et la gestion de l\u2019eau. En ce qui concerne le fait de changer notre vision, cela peut passer par la modification du vocabulaire, je parlais tout \u00e0 l\u2019heure de ville sobre mais l\u2019appellation la plus adapt\u00e9e serait \u00ab ville frugale \u00bb. L\u2019origine \u00e9tymologique de la frugalit\u00e9 vient du mot fruit, qui sugg\u00e8re l\u2019action de consommer les fruits qui sont offerts par l\u2019arbre sans exercer de pression sur son d\u00e9veloppement. Une ville frugale suppose une consommation raisonn\u00e9e en fonction de ce qui est \u00e0 disposition du territoire. Le d\u00e9calage de plus en plus pr\u00e9coce du \u00ab\u00a0Jour du d\u00e9passement\u00a0\u00bb ne fait que t\u00e9moigner de la distance qui nous s\u00e9pare encore d\u2019un mod\u00e8le et d\u2019une vision centr\u00e9s sur la frugalit\u00e9.<\/p>\n<p>Favoriser et accompagner le d\u00e9ploiement des innovations, c\u2019est aussi les soutenir, notamment financi\u00e8rement\u00a0: il appartient \u00e0 l\u2019\u00c9tat de mettre en place des aides financi\u00e8res. Il faut aussi faciliter l\u2019acc\u00e8s \u00e0 des march\u00e9s adapt\u00e9s en vue de laisser la possibilit\u00e9 aux start-ups d\u2019innover et de diffuser leurs innovations. Or nous savons par l\u2019exp\u00e9rience que ce n\u2019est pas simple puisque les march\u00e9s publics sont r\u00e9guli\u00e8rement remport\u00e9s par des grands groupes, tr\u00e8s peu de ces march\u00e9s \u00e9tant adapt\u00e9s aux offres des start-ups. Il faut donc encourager les acteurs locaux, fixer des exigences plus ambitieuses dans les march\u00e9s pour pousser les professionnels \u00e0 progresser et ainsi faire plus de place aux start-ups. Il convient \u00e9galement de faire conna\u00eetre les innovations les plus performantes en rendant l\u2019information plus fluide. Nous sommes donc engag\u00e9s sur des projets de plateforme, sur des portails, afin de donner aux start-ups l\u2019occasion de faire conna\u00eetre leurs innovations, et en corallaire, de faciliter la prise de connaissance de ces innovations par les collectivit\u00e9s en structurant la qualit\u00e9 des \u00e9changes entre ces typologies d\u2019acteurs.<\/p>\n<p>La cl\u00e9 de la r\u00e9ussite consiste en une action conjugu\u00e9e de tous les acteurs. En guise de conclusion, je souhaite m\u2019appuyer sur deux propos que je retiens des \u00e9changes pr\u00e9c\u00e9dents de cette matin\u00e9e\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>celui de Mr Bzioui qui a bien pr\u00e9cis\u00e9 qu\u2019il \u00e9tait urgent d\u2019\u00ab <em>investir dans l\u2019homme car l\u2019innovation doit servir l\u2019homme<\/em>\u00bb\u00a0;<\/li>\n<li>celui de Mme Bouali qui a rappel\u00e9 que \u00ab\u00a0<em>les r\u00e9ponses du pass\u00e9 sont les solutions de demain<\/em>\u00bb.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Nous en sommes collectivement convaincus et c\u2019est pourquoi nous continuons \u00e0 y travailler au Minist\u00e8re.<\/p>\n<p><strong>Pierre Massis : Mod\u00e9rateur\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>J\u2019aime beaucoup la relation qui se construit entre ville sobre et ville durable. Cette probl\u00e9matique montre bien que si tous les acteurs ne s\u2019impliquent pas, les risques vont se multiplier. Une des solutions serait donc de se diriger vers une ville frugale, la \u201cfrugalit\u00e9\u201d\u00a0n\u2019\u00e9tant pas forc\u00e9ment un synonyme de d\u00e9nuement mais bien de richesse, notamment quand elle est associ\u00e9e \u00e0 la corne d\u2019abondance\u2026 Nous partageons ce constat qu\u2019aujourd\u2019hui la probl\u00e9matique de l\u2019environnement est devenue un objectif transversal (au sens des ODD), avec des acteurs locaux ou r\u00e9gionaux qui travaillent en d\u00e9livrant de l\u2019ing\u00e9niosit\u00e9, de l\u2019inventivit\u00e9, de la cr\u00e9ativit\u00e9\u00a0et puis des op\u00e9rateurs, plus classiques, qui font montre de certains retards dans la mise \u00e0 jour de leurs protocoles et de leurs process, de leur capacit\u00e9 \u00e0 rep\u00e9rer les innovations, \u00e0 les interpr\u00e9ter et \u00e0 leur donner vie. Ce qui est fondamental et novateur dans le projet port\u00e9 par la cit\u00e9 du Ksar Tafilelt, c\u2019est qu\u2019il y a une v\u00e9ritable volont\u00e9 de mixer les savoirs ancestraux, traditionnels et cette relation \u00e0 l\u2019innovation. Cette volont\u00e9 on l\u2019a aussi vue dans les pr\u00e9sentations de la ville de Marseille et de la ville d\u2019Alger, o\u00f9 on constate cette recherche d\u2019un mix entre bonne pratiques ancestrales et innovation.<\/p>\n<p>Pour avoir acc\u00e8s \u00e0 la pr\u00e9sentation de M. Bruno Bessis, <a href=\"https:\/\/amenageurs-med.org\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/3.1-interventionAvitem.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">c&#8217;est par ici<\/a>[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text][\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text][\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[vc_row][vc_column][vc_column_text]Nous abordons aujourd&#8217;hui la premi\u00e8re pr\u00e9sentation de la troisi\u00e8me et derni\u00e8re session du webinaire. Cette partie vise \u00e0 discuter et pr\u00e9senter les solutions innovantes qui se sont fait jour et valoriser les savoir-faire des partenaires des deux rives de la M\u00e9diterran\u00e9e. L&#8217;approche transversale de Bruno Bessis introduit cette partie. 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