{"id":6766,"date":"2021-05-05T19:12:07","date_gmt":"2021-05-05T17:12:07","guid":{"rendered":"https:\/\/amenageurs-med.org\/?p=6766"},"modified":"2021-06-11T09:46:08","modified_gmt":"2021-06-11T07:46:08","slug":"webinaire-avitem-leau-en-mediterranee-resilience-urbaine-et-solutions-innovantes-6-13","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/amenageurs-med.org\/en\/2021\/05\/05\/webinaire-avitem-leau-en-mediterranee-resilience-urbaine-et-solutions-innovantes-6-13\/","title":{"rendered":"Webinaire AVITEM\u00a0: l\u2019eau en M\u00e9diterran\u00e9e, r\u00e9silience urbaine et solutions innovantes &#8211; Mounia Bouali, experte (6\/13)"},"content":{"rendered":"<p>[vc_row][vc_column][vc_column_text]Dans cette intervention, nous poursuivons la pr\u00e9sentation des grands principes de la gestion de l&#8217;eau en usage sur les territoires oasiens, dans les ksour et principalement dans le Ksar Tafilelt.<\/p>\n<p><em>Pour m\u00e9moire, le webinaire du 8 avril est le premier <span style=\"font-family: inherit; font-size: inherit; font-variant-ligatures: inherit; font-variant-caps: inherit; font-weight: inherit;\">d\u2019une s\u00e9rie de trois, destin\u00e9s \u00e0 traiter de la raret\u00e9 de ressources embl\u00e9matiques de la M\u00e9diterran\u00e9e, mais aussi des solutions, traditionnelles comme innovantes, qui s\u2019appliquent \u00e0 la recherche, \u00e0 la conservation et \u00e0 une gestion optimis\u00e9e de celles-ci. Les trois ressources que l\u2019AVITEM a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019examiner sont l\u2019eau, l\u2019\u00e9nergie et les d\u00e9chets.<\/span><\/em><\/p>\n<p><strong>Intervention de Mounia Bouali : Architecte, docteure en urbanisme. <\/strong><\/p>\n<p><strong>Habitat oasien, ksour, palmeraies, Sahara. <\/strong><\/p>\n<p>Je suis ravie d\u2019\u00eatre parmi vous aujourd\u2019hui, autour de la th\u00e9matique de la ressource hydrique. Je suis architecte, docteure en urbanisme, j\u2019ai fait une th\u00e8se qui porte sur l\u2019\u00e9volution des types d\u2019habitats et les variations saisonni\u00e8res des pratiques habitantes dans la r\u00e9gion du M\u2019Zab.<\/p>\n<p>Dans ma pr\u00e9sentation, je mettrai l\u2019accent sur la gestion de la ressource hydrique dans un territoire ayant forg\u00e9 une forte empreinte historique et disposant d\u2019une organisation communautaire tr\u00e8s pr\u00e9sente \u00e0 partir de l\u2019habitat vernaculaire de la palmeraie. J\u2019aborderai la mani\u00e8re dont est g\u00e9r\u00e9e la ressource hydrique mais aussi le risque de crue, tr\u00e8s courant dans cette r\u00e9gion.<\/p>\n<p>Ma pr\u00e9sentation s\u2019organisera autour de trois principaux points\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>d\u2019abord une br\u00e8ve pr\u00e9sentation de la vall\u00e9e du M\u2019Zab en \u00e9voquant le principe d\u2019implantation des ksour et de leurs palmeraies pour comprendre comment la morphologie du site a conditionn\u00e9 l\u2019implantation de ces oasis et l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la ressource hydrique\u00a0;<\/li>\n<li>dans un deuxi\u00e8me point, j\u2019aborderai comment l\u2019habitat vernaculaire a \u00e9t\u00e9 pens\u00e9 en fonction de la gestion de la source hydrique et du risque de crue;<\/li>\n<li>enfin, je conclurai mon propos en revenant sur ce qui vient d\u2019\u00eatre dit de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale dans les pr\u00e9c\u00e9dentes interventions, \u00e0 savoir l\u2019importance de la bonne connaissance du terrain et de l\u2019implication des acteurs locaux dans toutes formes d\u2019innovation.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Je vais donc commencer par une br\u00e8ve pr\u00e9sentation de la vall\u00e9e du M\u2019Zab. La pentapole de la vall\u00e9e du M\u2019Zab est un site rocailleux, situ\u00e9 \u00e0 600 kilom\u00e8tres au sud d\u2019Alger dans la partie septentrionale du Sahara alg\u00e9rien. La vall\u00e9e du M\u2019Zab est d\u2019abord class\u00e9e patrimoine national en 1970. Puis, inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l\u2019UNESCO en 1982. Traditionnellement, la pentapole \u00e9tait compos\u00e9e de 5 ksour et de leurs palmeraies respectives, de gauche \u00e0 droite (page 2\/3 du diaporama) : Gharda\u00efa, Melika, Beni Isguen, Bounoura et enfin El Atteuf. Ces 5 oasis sont implant\u00e9es le long de l\u2019oued M\u2019Zab et leurs deux confluents (oued Azouil, pour Bounoura, oued N\u2019tissa pour B\u00e9ni Isguen). Le site s\u2019\u00e9tend sur pr\u00e8s de 400 hectares avec un climat saharien\u00a0: soit des \u00e9t\u00e9s extr\u00eamement chauds et des hivers tr\u00e8s froids. Cependant, les tendances \u00e9voluent ces derni\u00e8res ann\u00e9es, avec un hiver plut\u00f4t doux mais avec des variations de temp\u00e9ratures diurnes et nocturnes qui restent tr\u00e8s importantes et un \u00e9t\u00e9 toujours aussi chaud.<\/p>\n<p>Les pr\u00e9cipitations dans la vall\u00e9e du M\u2019Zab sont faibles et irr\u00e9guli\u00e8res, mais peuvent cependant entra\u00eener des crues. Selon la station m\u00e9t\u00e9orologique de Gharda\u00efa, elles sont estim\u00e9es entre 13 et 68 millim\u00e8tres sur une dur\u00e9e moyenne de 15 jours par an (monographie wilaya de Gharda\u00efa, 2014).<\/p>\n<p>Au d\u00e9but du XX\u00e8me si\u00e8cle la vall\u00e9e du M\u2019Zab comptait pr\u00e8s de 20 000 habitants, tandis qu\u2019aujourd\u2019hui elle constitue une ville oasienne d\u2019environ 200 000 habitants qui mixe le caract\u00e8re urbain \u00e0 la sp\u00e9cificit\u00e9 oasienne. Il n\u2019y a plus seulement les centres historiques avec la palmeraie, puisque nous assistons \u00e0 une \u00ab\u00a0<em>conurbation urbaine<\/em>\u00a0\u00bb, bien que le terme soit sans doute un peu exag\u00e9r\u00e9 au regard des distances qui s\u00e9parent les diff\u00e9rentes entit\u00e9s oasiennes.<\/p>\n<p>Pour revenir au sch\u00e9ma d\u2019implantation des oasis, les ksour mozabites et leurs palmeraies ob\u00e9issent aux m\u00eames principes. Soit un ksar implant\u00e9 sur une \u00e9minence rocheuse (un monticule ou un \u00e9peron rocheux) pour rester \u00e0 l\u2019abri des crues. C\u2019est d\u2019ailleurs selon ce principe (entre autres) que s&#8217;est d\u00e9velopp\u00e9 le ksar de Tafilelt. Puis en contrebas, la palmeraie se d\u00e9veloppe sur le lit de l\u2019oued afin d\u2019\u00eatre au plus pr\u00e8s des couches aqueuses o\u00f9 il est plus facile de creuser des puits et d\u00e9velopper l\u2019activit\u00e9 agricole. Je tiens \u00e9galement \u00e0 attirer votre attention sur une sp\u00e9cificit\u00e9 assez peu connue mais tr\u00e8s importante qui caract\u00e9rise l\u2019habitat de cette r\u00e9gion et qui consiste dans le fait que la palmeraie mozabite soit, traditionnellement, occup\u00e9e par un habitat saisonnier. Ce qui signifie que les habitants, disposent en plus du ksar, d\u2019un habitat qui est occup\u00e9 en \u00e9t\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 la fin de la r\u00e9colte de dattes, sur une p\u00e9riode qui court de mai jusqu\u2019\u00e0 environ octobre\/novembre. Cet habitat de la palmeraie constituait jadis une v\u00e9ritable ville d\u2019\u00e9t\u00e9 avec son r\u00e9seau de voiries et ses ensembles b\u00e2tis. Je reviens souvent sur le mot \u00ab traditionnellement \u00bb car de nos jours, nos soci\u00e9t\u00e9s se sont fortement \u00e9mancip\u00e9es de la saison climatique et des marqueurs naturels du temps, comme la crue et le cycle du palmier dattier. Aujourd\u2019hui, c\u2019est une organisation diff\u00e9rente qui pr\u00e9domine, mais j\u2019ai tenu \u00e0 pr\u00e9ciser ce qu\u2019il en \u00e9tait de ce double habitat fond\u00e9 sur la tradition et sa forte relation \u00e0 son environnement.<\/p>\n<p>Jusqu\u2019\u00e0 la moiti\u00e9 du XX\u00e8me si\u00e8cle, la ressource hydrique s\u2019appuyait exclusivement sur les nappes phr\u00e9atiques, qui, comme Mr Bzioui l\u2019a signal\u00e9 plus t\u00f4t, sont une ressource renouvelable. Jusqu\u2019aux ann\u00e9es 1950 environ, c\u2019\u00e9tait la seule source d\u2019approvisionnement en eau dans l\u2019espace domestique, dont l\u2019extraction \u00e9tait manuelle, appuy\u00e9e par la traction animale comme on peut le voir sur les photos (p 5 du diaporama). Cette raret\u00e9 de la ressource a d\u2019ailleurs donn\u00e9 lieu \u00e0 un syst\u00e8me de gestion et de partage des eaux qui est extr\u00eamement ing\u00e9nieux. Ce dernier s\u2019appuie sur des am\u00e9nagements et des \u00e9quipements hydrauliques pour retenir l\u2019eau des crues, irriguer les jardins et alimenter la nappe phr\u00e9atique qui servait de stock pouvant durer jusqu\u2019\u00e0 6 mois\/1 ann\u00e9e en fonction des pr\u00e9cipitations.<\/p>\n<p>La gestion des eaux de pluie \u00e9tait organis\u00e9e gr\u00e2ce aux barrages et aux retenues (barrage de B\u00e9ni Isguen, p 5 du diaporama), \u00e0 des galeries souterraines, des r\u00e9partiteurs, des canaux de distribution, le tout \u00e9tant calibr\u00e9 et dimensionn\u00e9 en fonction des quartiers et de la taille des jardins qu\u2019il fallait irriguer et dont une institution traditionnelle \u00e9tait en charge. On peut remarquer la pr\u00e9sence de 2 types de puits\u00a0: le puits de captage et le puits de puisage, ce dernier correspondant au puits \u00ab classique \u00bb, avec des bassins attenants \u00e0 partir desquels partent une s\u00e9rie de canaux d\u2019irrigation et de rigoles. Ce puits est le dispositif basique avec ses principes d\u2019extraction, de retenue et de distribution. En revanche, le puits de captage correspond \u00e0 un proc\u00e9d\u00e9 de retenue, d\u2019absorption et d\u2019alimentation de la nappe phr\u00e9atique. Une mention \u00e9galement \u00e0 retenir concerne les murs de cl\u00f4ture des jardins, dispositif tr\u00e8s int\u00e9ressant (les deux photos \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du barrage de B\u00e9ni Isguen p 5 du diaporama), qui servent de canaux les jours de crues et disposent d\u2019ouvertures \u00e0 leur base pour irriguer les jardins. Le nombre et les dimensions de ces ouvertures \u00e9taient supervis\u00e9s afin de veiller \u00e0 l\u2019\u00e9quit\u00e9 de la distribution de l\u2019eau. Leurs dimensions d\u00e9pendaient de la taille du jardin, du nombre de palmiers et autres plantations, ainsi que de la situation du jardin par rapport au lit de l\u2019oued.<\/p>\n<p>On peut aussi voir que ces ruelles consistaient en des chemins de terre qui absorbent l\u2019eau de pluie par absorption et infiltration et contribuent \u00e0 l\u2019alimentation de la nappe phr\u00e9atique. Dans la palmeraie de B\u00e9ni Isguen, on recense deux barrages et depuis une vingtaine d\u2019ann\u00e9es, un troisi\u00e8me a \u00e9t\u00e9 construit \u00a0en amont destin\u00e9 \u00e0 \u00e9cr\u00eater les crues, en vue de diminuer le d\u00e9bit de l\u2019oued Ntissa (confluent de l\u2019oued M\u2019Zab). Ce dernier barrage a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u pour am\u00e9liorer l\u2019absorption des eaux de crues en raison du d\u00e9veloppement urbain et du d\u00e9ploiement grandissant de la surface bitum\u00e9e qui r\u00e9duit l\u2019absorption des eaux par les sols et donc accentue le risque de crue.<\/p>\n<p>\u00c0 ce jour, ce syst\u00e8me traditionnel est toujours existant m\u00eame si la pompe \u00e9lectrique a d\u00e9finitivement remplac\u00e9 la traction animale. Le recours \u00e0 la nappe phr\u00e9atique est aujourd\u2019hui moins important que jadis, dans la mesure o\u00f9 c\u2019est quasi-exclusivement la nappe albienne qui est utilis\u00e9e et qui vient se substituer (en grande partie) au pompage dans la nappe phr\u00e9atique. Dans un premier temps la nappe de l\u2019Albien \u00e9tait utilis\u00e9e uniquement pour le secteur agricole. Puis, dans un second temps dans l\u2019alimentation en eau courante de l\u2019espace domestique. Rappelons que le b\u00e2ti traditionnel a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u \u00a0avec des toilettes s\u00e8ches (latrines) et une utilisation tr\u00e8s parcimonieuse de l\u2019eau pour la toilette et les activit\u00e9s domestiques, que ce soit au ksar ou \u00e0 la palmeraie. D\u2019ailleurs les mati\u00e8res s\u00e8ches \u00e9taient utilis\u00e9es dans les palmeraies comme engrais, ce qui renforce encore l\u2019image \u00e9cologique du mod\u00e8le oasien.<\/p>\n<p>L\u2019adduction de l\u2019eau potable au b\u00e2ti traditionnel du ksar a pos\u00e9 le probl\u00e8me du rejet des eaux us\u00e9es et l\u2019installation du r\u00e9seau d\u2019assainissement puisqu\u2019on a surtout utilis\u00e9 dans un premier temps des fosses septiques qui ont caus\u00e9 la pollution de la nappe phr\u00e9atique. Plus tard, les collectivit\u00e9s locales ont palli\u00e9 l\u2019absence d\u2019installations ad\u00e9quates et continuent d\u2019ailleurs d\u2019\u0153uvrer pour trouver des solutions \u00e0 cette pollution dans l\u2019habitat de la palmeraie particuli\u00e8rement.<\/p>\n<p>Dans les quartiers r\u00e9cents, essentiellement des lotissements qui se sont d\u00e9velopp\u00e9s dans la partie extra-muros du ksar, les VRD incluant le r\u00e9seau d\u2019assainissement sont planifi\u00e9s en amont, ou parfois en m\u00eame temps que les constructions.<\/p>\n<p>En ce qui concerne l\u2019architecture traditionnelle nous abordons ici (p 6 du diaporama) la maison de la palmeraie qui pr\u00e9sente des \u00e9l\u00e9ments extr\u00eamement int\u00e9ressants \u00e0 relever dans la pr\u00e9vention et la gestion du risque de crue, mais aussi dans la gestion de la ressource hydrique, notamment pour l\u2019entretien des plantations. Ces dispositifs sont mobilis\u00e9s (en partie) dans les types d\u2019habitats qui sont en train de se d\u00e9velopper aujourd\u2019hui dans la vall\u00e9e du M\u2019Zab.<\/p>\n<p>Le premier \u00e9l\u00e9ment que nous relevons c\u2019est le double acc\u00e8s au jardin, dont de secours les jours de crue\u00a0: selon l\u2019emplacement de l\u2019habitation dans le tissu de la ville d\u2019\u00e9t\u00e9, l\u2019emplacement des portes diff\u00e8rent. Les portes sont ouvertes ou ferm\u00e9es en fonction de l\u2019intensit\u00e9 de la crue et de ce qui est recherch\u00e9, \u00e0 savoir \u00e9vacuer ou retenir l\u2019eau.<\/p>\n<p>Une des difficult\u00e9s \u00e0 laquelle j\u2019ai \u00e9t\u00e9 confront\u00e9e pendant mes travaux de recherche \u00e9tait malheureusement, l\u2019absence de la localisation des maisons de la palmeraie relev\u00e9es\u00a0 (au nombre limit\u00e9). De ce fait, nous ne disposions pas de l\u2019ensemble des \u00e9l\u00e9ments qui permettrait une lecture claire de ce qui justifie l\u2019organisation spatiale de l\u2019habitation et certains dispositifs architecturaux mis en place (orientation de l\u2019habitation, acc\u00e8s, certains am\u00e9nagements, etc.).<\/p>\n<p>Dans cette diapositive, nous relevons \u00e9galement la multitude de canaux qui partent du bassin pour atteindre les diff\u00e9rentes cuvettes am\u00e9nag\u00e9es comme nous pouvons le voir en haut \u00e0 gauche (p 6 du diaporama). D\u2019ailleurs \u00e0 ce jour, ce syst\u00e8me de rigoles est toujours en fonctionnement- comme nous pouvons le voir sur la photo en bas \u00e0 droite, prise en 2016 (p 6 du diaporama)- compos\u00e9 d\u2019un mix entre tuyauterie moderne, pompe \u00e9lectrique et canaux ma\u00e7onn\u00e9es.<\/p>\n<p>Dernier \u00e9l\u00e9ment tr\u00e8s important \u00e0 soulever en termes de pr\u00e9vention des crues, est que selon l\u2019implantation de la maison par rapport au lit de l\u2019oued, le plancher peut \u00eatre sur\u00e9lev\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 un syst\u00e8me de vo\u00fbtains qui facilite le passage des eaux d\u2019irrigation et de pluie, en m\u00eame temps qu\u2019il prot\u00e8ge le plancher du rez-de-chauss\u00e9e de l\u2019humidit\u00e9 des sols.<\/p>\n<p>Dans la r\u00e9gion du M\u2019Zab les organisations communautaires et traditionnelles sont toujours pr\u00e9sentes et se superposent \u00e0 un tissu associatif extr\u00eamement actif. Elles constituent un levier de d\u00e9veloppement urbain et architectural, mais aussi une force vive qu\u2019il convient d\u2019associer \u00e0 toute strat\u00e9gie d\u2019innovation sociale dans la mesure o\u00f9 il y a une exp\u00e9rience, une comp\u00e9tence et une connaissance tr\u00e8s fines du lieu.<\/p>\n<p>Dans la photo en bas \u00e0 gauche (p 7 du diaporama), nous pouvons voir les d\u00e9g\u00e2ts caus\u00e9s par les inondations de 2008 dans une habitation permanente situ\u00e9e dans le lit de l\u2019oued de la palmeraie. Sur cette photo, nous apercevons un espace ext\u00e9rieur transform\u00e9 en bassin. En partie, \u00e0 cause de l\u2019absence d\u2019\u00e9vacuation des eaux de pluie, mais aussi \u00e0 cause de \u00a0l\u2019am\u00e9nagement de cours avec des sols enti\u00e8rement carrel\u00e9s \u00e0 la place des jardins, induisant un pourcentage de terre extr\u00eamement r\u00e9duit et limitant l\u2019absorption des eaux de pluie. Au final, l\u2019habitat se transforme en bassin et accentue le risque d\u2019inondation. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne nous interroge quant \u00e0 l\u2019interdiction de construire dans le lit de l\u2019oued\u00a0; ne vaudrait-il pas plut\u00f4t r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 un accompagnement de certaines constructions en apportant des conseils architecturaux et techniques, puisque nous savons pertinemment que l\u2019interdiction n\u2019emp\u00eache pas la construction.<\/p>\n<p>Pour le mot de la fin, je reste comme beaucoup d\u2019entre vous convaincue que &#8220;<em>dans les r\u00e9ponses du pass\u00e9 se trouvent les solutions de demain&#8221;<\/em>.<\/p>\n<p>Pour avoir acc\u00e8s \u00e0 la pr\u00e9sentation de Mme Mounia Bouali, <a href=\"https:\/\/amenageurs-med.org\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/Presentation-Mounia-BOUALI-AVITEM-8-avril-2021-revue-MB-002.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">c&#8217;est par l\u00e0<\/a> ![\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text][\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text][\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[vc_row][vc_column][vc_column_text]Dans cette intervention, nous poursuivons la pr\u00e9sentation des grands principes de la gestion de l&#8217;eau en usage sur les territoires oasiens, dans les ksour et principalement dans le Ksar Tafilelt. 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