Lecture : Policy Note Groundswell #4 du Groupe Banque Mondiale – « Migrations climatiques domestiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord »

Lecture : Policy Note Groundswell #4 du Groupe Banque Mondiale – « Migrations climatiques domestiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord »

Lecture : Policy Note Groundswell #4 du Groupe Banque Mondiale – « Migrations climatiques domestiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord » 765 906 Le Réseau des Aménageurs de la Méditerranée

« Migrations climatiques domestiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord »

Rapport Groundswell du Groupe Banque Mondiale

Paru en septembre 2021

Le changement climatique apparaît comme un puissant moteur de la mobilité. Le rapport Groundswell Part II : « Acting on Internal Climate Migration » (2021) prévoit que, d’ici 2050, en l’absence de mesures concrètes en matière de climat et de développement, un peu plus de 216 millions de personnes – soit environ 3 % de la population d’Afrique subsaharienne, d’Asie de l’Est et du Pacifique, d’Asie du Sud, d’Afrique du Nord, d’Amérique latine, d’Europe de l’Est et d’Asie centrale – pourraient se déplacer à l’intérieur de leur propre pays en raison des effets à retardement du changement climatique. Rien qu’en Afrique du Nord, les « migrants climatiques internes » pourraient être au nombre de 19,3 millions, soit 9 % de la population totale prévue de la sous-région.
Les migrants climatiques quitteront les zones moins viables où la disponibilité de l’eau et la productivité des cultures sont moindres, ainsi que les zones touchées par l’élévation du niveau de la mer.
Les zones les plus pauvres et les plus vulnérables au climat seront les plus durement touchées. Ces tendances, ainsi que l’émergence de « points chauds » de migration climatique, auront des répercussions importantes sur les secteurs sensibles au climat et sur l’adéquation des infrastructures urbaines et des systèmes d’aide sociale dans les zones rurales et urbaines. Si certaines migrations climatiques ne peuvent être évitées en raison de l’immobilisation des effets climatiques des émissions passées, les résultats du rapport indiquent également que les trajectoires futures des migrations climatiques ne sont pas gravées dans le marbre.
La migration climatique au Moyen-Orient et en Afrique du Nord peut avoir des répercussions considérables sur le développement, et les enjeux sont importants. La mise en place d’une société résiliente, dans laquelle les gens peuvent soit s’adapter sur place et prospérer, soit migrer avec dignité vers des zones offrant de meilleures opportunités, est un élément important de la réalisation des objectifs de développement nationaux. Les décisions politiques prises aujourd’hui détermineront dans quelle mesure les effets du changement climatique seront positifs pour les migrants et leurs familles. L’inaction reviendrait à manquer une occasion de reconfigurer où, quand et comment les investissements résilients au changement climatique sont réalisés pour soutenir des économies robustes.

La suite de ce rapport est à lire ici (en anglais)